Portrait & Interview

TRIBUNE LIBRE :Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema : bâtir et reconnaître

Par Dr Fortuné Matsiegui Mboula


Les premières années du magistère du Président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, sont marquées par la construction d’infrastructures et la reconnaissance de personnalités, vivantes ou disparues, qui se sont distinguées dans des domaines bien précis de notre vie sociopolitique. De la construction de routes, de ponts, d’immeubles et de barrages hydroélectriques à la reconnaissance symbolique des résistants gabonais, en passant par l’inauguration de monuments baptisés des noms de grands hommes et de grandes femmes du Gabon, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema inaugure une ère où il construit non seulement le béton, mais aussi la mémoire. Cette ère change non seulement le paysage physique du pays, mais construit également notre histoire, tout en raffermissant notre lien social et notre vivre-ensemble.


Lorsque les idéologues se pencheront sérieusement sur la définition du cadre idéologique qui guide la vision du monde du Président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, les valeurs de « bâtir et reconnaître » devront inévitablement y trouver une place de choix. Ce n’est pas de la spéculation : l’observation nous commande de le constater. C’est une situation de fait. La corniche du bord de mer, qui part de « La Promenade du Lycée Léon Mba » jusqu’à la tribune officielle, symbolise ce souci de construction et de mémoire.


Pour notre part, et au vu de sa pratique, nous estimons qu’il est social-démocrate. Aux valeurs reconnues de la social-démocratie que sont la liberté et l’égalité des chances, la solidarité et la responsabilité envers autrui, l’équité et la justice sociale, la laïcité, l’emploi, la formation, la liberté d’association, la complémentarité entre l’État et l’entreprise dans la production des richesses, ainsi que l’écologie, l’on peut ajouter celles de la construction et de la reconnaissance.
Lorsque le Chef de l’État prend en main le pays, l’urgence est socio-économique. Les indicateurs socio-économiques sont au rouge.

L’État est locataire dans son propre pays ; les infrastructures routières, sanitaires, sportives, scolaires, militaires, administratives, économiques et énergétiques manquent, sont désuètes ou devenues obsolètes. Il a donc fallu tout reconstruire, et c’est ce que fait le Président Brice Clotaire Oligui Nguema.


Reconstruire pour reconquérir notre souveraineté. Comment peut-on imaginer qu’un État puisse être libre lorsqu’il loue sur son propre territoire ? Et parfois, l’État loue auprès de non-nationaux.
Reconstruire pour retrouver une dignité, parce que l’on peut être fier d’avoir notre propre patrimoine.
Reconstruire parce que cela crée de l’emploi et des PME/PMI, tant des nationaux que des non-nationaux ayant des contrats avec l’État.


Reconstruire parce que cela rassure les investisseurs qui veulent créer des affaires au Gabon : ils savent qu’ils pourront disposer de sièges sociaux dignes de ce nom, avec toutes les commodités nécessaires.
Reconstruire parce que le paysage de la ville devient beau et que cela favorise le tourisme.


Avant d’être Président de la République, Chef de l’État, on lui reconnaissait déjà cette qualité de bâtisseur. Son passage à la tête de la Garde Républicaine en garde une trace : l’école du « Ruban-Vert », à l’intérieur de la Cité de la Démocratie, en est une illustration, et l’enceinte du « Magamod », à Franceville, en est une autre.


Propulsé au plus haut sommet de l’État, cette pratique de la construction se poursuit pour le bien du Gabon, non sans un sens de l’anticipation. Pendant qu’il est sur une construction, il en a déjà envisagé une autre, et nous sommes surpris, de jour en jour, de semaine en semaine et de mois en mois, de voir des infrastructures sortir de terre à une vitesse vertigineuse. C’est aussi l’occasion de saluer le travail acharné de ces promoteurs et ouvriers qui façonnent le paysage physique et mémoriel du Gabon.


Le Président de la République, Chef de l’État, ne fait pas que construire le béton. Il construit des mémoires ; il redéfinit l’histoire de ces monuments et des hommes et femmes inscrits sur leur fronton. Ces hommes et ces femmes, vivants ou morts, ont marqué l’histoire de notre pays. Ces hommes et ces femmes ont été occultés par un certain pouvoir et donc par une certaine histoire.
Le Président de la République ressuscite cette histoire, cette mémoire. Il appelle, à partir des inaugurations solennelles de ces monuments, les familles biologiques, politiques et sociales de ces hommes et femmes à communier avec le reste des populations, soit directement, soit indirectement, par médias interposés, pour une reconnaissance nationale.


C’est cette reconnaissance nationale qui fait honneur aux familles, c’est-à-dire qu’elle respecte les mémoires, les trajectoires, les itinéraires et les combats de ces illustres personnalités, afin que l’on se souvienne d’elles et qu’on ne les jette pas dans les poubelles du mépris et de l’ignorance.
Il construit donc le symbolique respect, honneur, dignité, reconnaissance à côté de la construction du béton. Là où leur combat avait été trahi, il restaure la fidélité, la loyauté de la nation envers ceux-là qui ont tracé un sillon dans l’histoire de notre pays.


Il ne s’agit donc pas seulement de voir la beauté des bâtiments physiques, mais il faut aussi regarder la force des symboles. Or, pour la socio-anthropologie, les symboles sont unificateurs. Le symbole vient du grec symbolon, terme qui désigne un morceau de terre cuite qui était partagé en deux et dont chaque morceau était conservé par deux familles vivant dans des lieux séparés : quand un membre de la famille devait être reçu chez l’autre, il lui était possible d’exhiber le morceau manquant du symbolon et de le recoller à l’autre, en montrant qu’il s’agissait bien de la même famille alliée.


Le symbole est donc unificateur. Derrière ces inaugurations se cache donc la volonté du Chef de l’État d’unir le peuple gabonais à travers ses grands hommes et ses grandes femmes. Ce sont des moments qui soudent alors l’unité nationale et raccommodent notre histoire commune. Ce sont des moments fondateurs d’une nation au sens de la nation politique française d’Ernest Renan.


Ces moments de reconnaissance sont donc des moments d’unité nationale. Ce sont des moments qui permettent de ressouder un lien social jadis distendu par des égoïsmes, par des sentiments antipatriotiques et par une certaine inculture.


Finalement, derrière ces monuments construits et inaugurés se cache toute une sociologie du lien social qui aboutit à un changement du paysage physique, mais surtout à une reconnaissance des mémoires, à la reconstruction d’une histoire et à l’unité nationale. Cette unité nationale ne se décrète pas, elle se construit, discrète mais efficace.


« Bâtir et construire », deux valeurs de l’« Oliguisme ».

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