SOCIETE

Les employés du Radisson Blu crient à l’injustice: Conditions précaires et préférence étrangère en question

Libreville – L’emblématique hôtel Radisson Blu, situé au cœur de Libreville, est désormais au centre d’une controverse majeure. Les employés de l’établissement montent au créneau, dénonçant des conditions de travail injustes et l’embauche excessive d’employés étrangers au détriment des locaux.

«Cela fait près de dix ans que je travaille ici en tant qu’extra, et je n’ai toujours pas signé de CDI.» Ces paroles, lourdes de sens, sont celles d’un employé de longue date de l’hôtel Radisson Blu qui a souhaité rester anonyme. Comme lui, de nombreux collègues se plaignent de n’avoir jamais bénéficié d’un contrat à durée indéterminée malgré plusieurs années de service loyal.

Le mécontentement ne s’arrête pas là. Un autre point de tension majeur est l’embauche, selon plusieurs sources internes, d’un grand nombre d’étrangers. Cette situation est d’autant plus frustrante pour les employés locaux qui se sentent relégués au second plan avec des salaires jugés «misérables» comparativement à leurs homologues étrangers. La question qui se pose est donc celle de savoir pourquoi une entreprise opérant au Gabon préférerait embaucher des étrangers plutôt que de privilégier la main d’œuvre locale.

Une autre révélation choc est que les responsables de cet hôtel seraient les enfants de l’ancien Imam du Gabon, Océni Ossa. Bien que cela puisse sembler sans rapport, certains spéculent que ces liens pourraient jouer un rôle dans la gestion interne de l’établissement et dans les décisions prises en matière de recrutement.

Cette situation souligne le besoin urgent d’un dialogue ouvert entre la direction et les employés. L’hôtel, reconnu pour son service d’excellence et son luxe, ne devrait pas voir sa réputation ternie par des conflits internes qui peuvent être résolus par la communication et la compréhension mutuelle.

Le Gabon, comme de nombreux autres pays, est confronté à des défis en matière d’emploi et d’intégration de sa jeunesse sur le marché du travail. Il est donc crucial pour les entreprises opérant sur le sol gabonais de jouer un rôle actif dans la promotion et la priorisation de la main d’œuvre locale.

Seul l’avenir nous dira comment cette situation évoluera. Espérons qu’une solution équitable et mutuellement bénéfique puisse être trouvée pour tous les parties prenantes. Mais pour l’instant, les projecteurs sont fermement braqués sur le Radisson Blu de Libreville et ses défis internes.

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