Panthères du Gabon : le flou persiste autour de la nomination du sélectionneur

La désignation du nouveau sélectionneur des Panthères du Gabon continue de susciter interrogations et incompréhensions. Alors que la commission chargée du recrutement a examiné 605 candidatures et retenu trois profils Anthony Da Silva, Landry Chauvin et Luis Boa Morte la décision finale tarde toujours à être annoncée.
Le 25 février dernier, la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) a transmis cette short-list au ministère des Sports pour validation, conformément au fonctionnement en vigueur où l’État, employeur du sélectionneur national, entérine le choix final. Pourtant, plusieurs jours après cette transmission, aucune décision officielle n’a été rendue publique.Le président de la Fégafoot, Pierre-Alain Mounguengui, affirme avoir rempli la procédure en transmettant les propositions au ministère.
De son côté, le ministre des Sports Paul Ulrich Kessany indique attendre une rencontre avec la fédération afin de finaliser le dossier, évoquant même la mise en place préalable d’une direction technique et d’un staff.Cette approche interroge plusieurs observateurs du football gabonais.
Dans la plupart des sélections nationales, le sélectionneur constitue la pièce centrale du projet sportif et participe lui-même au choix de son staff. Inverser cet ordre pourrait fragiliser la cohérence technique de l’équipe nationale.
Dans un contexte où les Panthères doivent rapidement se projeter vers leurs prochaines échéances internationales, ce retard dans la prise de décision alimente le sentiment d’un manque de lisibilité dans la gouvernance du football gabonais. Une situation qui, au-delà du simple choix d’un entraîneur, pose la question de la coordination entre les instances sportives et l’autorité politique.



