Bilie-By-Nze reste derrière les barreaux : la justice referme une nouvelle porte

Coup dur pour Alain-Claude Bilie-By-Nze. Alors que ses avocats espéraient obtenir l’annulation de la procédure et ouvrir la voie à une possible remise en liberté, la Cour d’appel de Libreville en a décidé autrement. La juridiction a rejeté leur requête, laissant l’ancien Premier ministre poursuivre son séjour à la prison centrale.
Cette décision sonne comme un sérieux avertissement pour le camp de l’opposant. Car au-delà du rejet d’un simple recours, elle confirme que la justice n’entend pas desserrer l’étau autour de celui qui est devenu l’une des principales voix critiques du pouvoir.
Depuis son arrestation en avril dernier, chaque initiative de la défense se heurte à un mur judiciaire. Les arguments relatifs à la prescription des faits ou aux irrégularités de procédure n’ont, pour l’heure, pas convaincu les magistrats. Résultat : la perspective d’une sortie de prison s’éloigne encore.
Pour ses partisans, cette nouvelle décision nourrit le sentiment d’une justice particulièrement rigoureuse à son égard. Pour ses détracteurs, elle démontre au contraire que l’ancien chef du gouvernement ne bénéficie d’aucun traitement de faveur.
Une chose est néanmoins certaine : ceux qui s’attendaient à voir Bilie-By-Nze retrouver rapidement la liberté devront encore patienter. Après ce nouvel échec judiciaire, l’ancien Premier ministre reste en détention et son horizon immédiat demeure celui de la prison centrale de Libreville.




