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Éducation nationale : sortie de grève sous tension, Oligui Nguema promet des solutions « méthodiques et progressives »

Après 27 jours de grève, le président Oligui Nguema salue la reprise progressive des cours à Libreville et promet des solutions graduelles. Entre annonces concrètes et attentes persistantes, la crise éducative reste suspendue à la mise en œuvre.

Reprise des cours au Gabon : un retour encore fragile

À Libreville, la crise de l’éducation nationale entre dans une phase décisive. Le 9 février 2026, le président Brice Clotaire Oligui Nguema s’est rendu au Lycée Technique National Omar Bongo et au Lycée Léon Mba pour constater la reprise progressive des cours après 27 jours de grève.

L’exécutif avance qu’un peu plus de 900 enseignants restent mobilisés sur un effectif national estimé à 27 000 agents. Un chiffre qui suggère un retour majoritaire en classe. Mais selon plusieurs sources éducatives, la reprise varie fortement selon les établissements, révélant une adhésion encore partielle au protocole d’accord tripartite signé le 19 janvier 2026.

Grève des enseignants au Gabon : quelles mesures concrètes ?

Face aux revendications salariales et administratives, le chef de l’État a promis des solutions « méthodiques et progressives ». Parmi les mesures annoncées :

  • Mise en solde de 328 sortants des Écoles normales (ENS et ENSET)
  • Intégration en présalaire de 692 diplômés de l’ENIL et de l’ENIF
  • Régularisation de 1 810 enseignants bénévoles

Ces annonces constituent des avancées mesurables. Toutefois, elles ne couvrent qu’une fraction des situations en attente. Les syndicats réclament notamment des garanties sur les rappels de soldes, les primes de logement et de transport, ainsi que sur les intégrations administratives supplémentaires.

Logements enseignants au Gabon : un signal symbolique

Pour illustrer la volonté d’amélioration des conditions de vie, la présidence a mis en avant la construction de 48 logements pour enseignants, répartis entre deux établissements.

Si l’initiative est structurante à l’échelle locale, elle demeure limitée au regard des besoins nationaux. La crise éducative gabonaise dépasse la seule question immobilière : elle interroge la gestion des carrières, la stabilité contractuelle et l’attractivité du métier.

le test du 25 février

La mise en œuvre effective des mesures à partir du 25 février 2026 sera déterminante. C’est à cette échéance que se mesurera la crédibilité de l’accord signé et la solidité de la reprise.

Au-delà de l’apaisement immédiat, l’enjeu est stratégique : restaurer la confiance d’un corps enseignant fragilisé et garantir la continuité du service public éducatif. Dans un pays où la transformation économique repose en partie sur la qualité du capital humain, la stabilisation du système scolaire constitue un test majeur de gouvernance.

La reprise est engagée. La sortie durable de crise dépendra désormais des actes.

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