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ÉDITO — Affaire Bilie-Bi-Nze contre Baba Ramatou : L’analyse du Dr Fortuné Matsiegui Mboula sur la séparation du droit et de la politique

Le Gabon de la 5ème République se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, entre rumeurs persistantes et procédures judiciaires. L’interpellation d’Alain-Claude Bilie-Bi-Nze, figure de proue de l’opposition, pour une affaire datant de 2008, soulève des vagues. Pourtant, dans une réflexion profonde, le Dr Fortuné Matsiegui Mboula nous invite à une analyse lucide : il est impératif de savoir dissocier les affaires de droit privé de la haute politique.

La matérialité des faits contre la rumeur

Comme le rappelle le Dr Matsiegui Mboula, l’origine de cette affaire est strictement financière. On parle ici d’un préjudice de près de 5 millions de francs CFA lié à la 9ème édition de la Fête des Cultures. Si l’opinion s’enflamme, le parquet, lui, reste sur les faits : une plainte déposée par une citoyenne, Mme Baba Ramatou, pour « escroquerie et abus de confiance ». L’enjeu pour notre système judiciaire, souligne l’auteur, est de prouver aux Gabonais qu’il pratique un métier noble, fondé sur l’équité, loin des clichés d’une justice aux ordres des régimes présidentialistes d’autrefois.

Un capital confiance international à préserver

L’un des points centraux de l’analyse du Dr Fortuné Matsiegui Mboula réside dans la posture du Chef de l’État. Pourquoi le Président Brice Clotaire Oligui Nguema chercherait-il à neutraliser un opposant pour une somme de 5 millions, alors qu’il bâtit avec succès une image de démocrate sur la scène internationale ?« On ne scie pas la branche sur laquelle on est assis », martèle le Dr Matsiegui Mboula.Le Président, fort de son prix reçu à l’Union Africaine en février 2026, sait que l’aide au développement et les standards internationaux dépendent du respect des droits de l’opposition. L’arrestation d’un adversaire pour un motif aussi mineur serait un non-sens stratégique pour un pouvoir qui a déjà prouvé son esprit d’ouverture, notamment lors de la rencontre inclusive du 18 septembre 2025.

La justice comme seul arbitre

Pour le Dr Fortuné Matsiegui Mboula, le diagnostic est clair : la justice doit faire la lumière en garantissant les droits du mis en cause présomption d’innocence et prescription des faits en tête tandis que le politique doit rester dans son arène.Le Chef de l’État a une réputation internationale à protéger et un pays à construire. Accuser la présidence de manœuvrer derrière ce dossier privé revient à ignorer la volonté de rupture portée par la 5ème République. En somme, cet éditorial du Dr Matsiegui Mboula nous rappelle une règle d’or : dans un État de droit, nul n’est au-dessus de la loi, mais la loi ne doit jamais devenir l’instrument du combat politique.Laissons donc les « fins limiers du droit » travailler, et laissons la politique à ceux qui portent la veste d’opposant sur le terrain.

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