Éducation nationale : la grève largement suivie par les enseignants ce lundi

La menace brandie ces derniers jours est devenue réalité. La grève lancée par les syndicats de l’éducation nationale, au premier rang desquels le Syndicat des professionnels de l’éducation nationale (Sypen), a été effectivement suivie ce lundi par une large frange du corps enseignant sur l’ensemble du territoire.
Dès les premières heures de la matinée, de nombreux établissements scolaires, aussi bien à Libreville que dans plusieurs localités de l’intérieur du pays, ont fonctionné au ralenti, voire sont restés fermés. Dans plusieurs écoles primaires et secondaires, les élèves ont été renvoyés chez eux faute d’enseignants présents, confirmant l’adhésion significative au mot d’ordre syndical.
Cette mobilisation fait suite à l’absence de réaction du ministère de l’Éducation nationale après le dépôt d’un cahier de charges et d’un préavis de grève. Les revendications portent notamment sur la régularisation des situations administratives, le paiement des vacations et arriérés de vacations, les affectations des diplômés issus des grandes écoles de formation, ainsi que les rappels de solde toujours en attente.
Du côté syndical, cette première journée est perçue comme un signal fort adressé aux autorités. Les responsables du Sypen estiment que la mobilisation traduit l’exaspération croissante des enseignants face à des problèmes qualifiés de « récurrents et non résolus ». Ils appellent désormais le gouvernement à ouvrir sans délai de véritables négociations afin d’éviter un durcissement du mouvement.
Pour l’heure, le ministère de l’Éducation nationale n’a pas encore communiqué officiellement sur l’ampleur de la grève ni sur les dispositions envisagées pour rétablir le dialogue social. Cette situation intervient dans un contexte sensible, à la reprise des cours, et pourrait avoir des répercussions importantes sur le calendrier scolaire si aucun compromis n’est trouvé rapidement.
Les syndicats préviennent : sans avancées concrètes dans les prochains jours, le mouvement pourrait se prolonger, renforçant ainsi la pression sur les autorités éducatives.



